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Les personnalités remarquées par « Adémir »

Claude Nardon

Abattu avec son avion en 1917 près de Sissonne, il épousera la fille de son sauveur...

Ses médailles :  légion d honneur, médaille militaire, croix de guerre.
Insigne d'Observateur
Claude Nardon

Décoré de la Légion d'Honneur, de la Médaille Militaire et de la croix de guerre avec palme et breveté observateur aérien au titre de la guerre 1914 - 1918.
Précisions concernant la photo :
Au bras droit, il porte l'insigne en tissu des personnels navigants.
En bas de manche les galons d'aspirant
Sur la poitrine, la croix de guerre avec palme.
Au col, le numéro 102 du 102e Régiment d'Artillerie de Campagne

Né le 12.06.1894 à Nice.
Avant guerre, il est ingénieur issu de l'école des Arts et Manufactures de Paris. Il s'est engagé le 29 mars 1915 au titre du 4ème Régiment d'Artillerie de Campagne.
Il fait l'école des observateurs de Fontainebleau jusqu'au 5 novembre 1916. Il passe dans l'aviation le 5 novembre 1916 comme observateur.
Différentes unités : 4ème RAC - 48ème RAC - 102ème RA.
Il subit un stage à l'école de tir aérien de Cazaux du 28 novembre au 6 décembre 1916.
En avril 1917, il fait partie de l'escadrille F 215 qui se trouve stationnée à Rosnay-Ouest et équipée de Farman 40.


A gauche, Claude Nardon. Le Farman 40 porte la marque  de l'escadrille F 215, un grand X blanc.
Le fanion de l'unité était bicolore, rouge et bleu, surchargé d un  X  blanc.

Le Farman 40 :

 Le Farman 40
 Le Farman 40


Il s'agit d'un avion d'observation à deux places de type biplan, donc à deux ailes superposées. Il pèse 1125 kg pour une envergure de 17,60 mètres. La structure est en bois avec un revêtement de toile. Il est équipé uniquement d'une mitrailleuse située à l'avant de l'avion. Sa vitesse maximum est de 150 km/h. Il est fabriqué par la Société des frères Henri et Maurice Farman.

11 avril 1917

 Claude Nardon
 Valère Léon Perseguers

Un équipage de l'escadrille F 215 composé du Sous-lieutenant Valère Léon PERSEGUERS, pilote, et de l'Aspirant Claude NARDON, observateur aérien et mitrailleur, est abattu par la chasse allemande à Nizy-le-Comte (02150). Ils sont donnés disparus tous les deux, mais à priori vivants comme en témoigne la lettre du commandant de l'unité, le capitaine Lemaître, au père de l'aspirant : L'appareil a été touché lors d'un combat aérien mais le pilote a réussi à se poser.
L'Aspirant NARDON racontera plus précisément cet épisode après la guerre, dans une lettre adressée à son pilote dont la mémoire était devenue défaillante.
Quelles étaient leurs missions sur ce front ?
Deux raisons principales :
Premièrement, l'axe Sissonne-La Selve- Nizy-le-Comte se situe en parallèle et à l'arrière du chemin des dames et se trouve utilisé par les troupes allemandes pour les ravitaillements en hommes et matériels.
Deuxièmement, la ligne de défense allemande Hunding-Stellung passe par ce même axe et fait l'objet à partir de 1917 d'aménagements importants (100 abris entre Sissonne et La Selve).
Il faut repérer les mouvements d'unités, faire des photos aériennes afin de mettre à jour les cartes d'Etat-major.

Leur mission ce 11 avril 1917 : Une observation pour un réglage d'artillerie.

Lettre du Capitaine (Voir texte intégral)
Lettre de l'Aspirant (Voir texte intégral)

L'équipage est fait prisonnier et emmené à Sissonne. Les deux aviateurs sont détenus dans une cave, sans soins et sans nourriture. Des habitantes de Sissonne les ravitaillent discrètement par le soupirail de cette cave et un médecin lui prodigue des soins. Ils seront ensuite prisonniers en Allemagne où Claude NARDON sera opéré avant d'être renvoyé en convalescence en France via la Suisse, et séjournera chez une tante à Dijon le temps de se rétablir.
A la fin de la guerre, l'aspirant Nardon tient absolument à remercier les personnes qui l'ont secouru et se rend donc à Sissonne.
Après un périple en train jusqu'à Soissons et ensuite en calèche, il arrive à Sissonne vers midi et s'adresse à la mairie où il est reçu par le garde-champêtre, qui l'invite à s'adresser à la gendarmerie. Le Maire, à l'écoute, lui propose de l'emmener chez ses « sauveurs ».
Il l'amène donc ... chez lui, puisqu'il s'agit en fait du docteur Froehlicher, maire et aussi médecin à Sissonne. Il est présenté à la famille et invité au repas de midi.

Claude NARDON finira par épouser une des trois filles du docteur, qui donnera naissance à Louis NARDON, futur directeur de la société R.K.G à Sissonne.


Propos recueillis par Jean-François Martin auprès de M. Louis NARDON, fils de Claude NARDON.

Mise en page : Marc Berriot - PH

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© Site du Club Informatique Ademir. Dernière modification le 19/03/2013 à 10:55